VEILLE ACHATS · OCTOBRE 2026
Des marchés divergents : piloter chaque matière, chaque origine et chaque contrat
Édition publiée le 05/10/2026 · 4 pages
01 / SYNTHÈSE
Les données d’août montrent des marchés divergents : métaux et minerai évoluent différemment selon les benchmarks. En octobre, privilégier une exposition mesurée, des formules transparentes et les données d’origine et de carbone nécessaires aux importations.
Cuivre – repère INSEE
12 380,4 €/tonnemoyenne d’août 2026
+4,5 % / juillet ; +49,3 % sur un anNickel – repère INSEE
14 453,1 €/tonnemoyenne d’août 2026
−0,9 % / juillet ; +12,8 % sur un anMétaux : refuser une indexation uniforme
La Pink Sheet d’août montre aluminium et cuivre en hausse mensuelle, tandis que le minerai de fer baisse. Notre analyse : une surcharge « métaux » générale n’est pas un justificatif suffisant. Demander la nuance, le taux de matière, les pertes, la prime de transformation et le benchmark ; le minerai ne mesure pas à lui seul le coût d’un acier fini. [2]
Pétrole et résines : vérifier le lien économique
Le Brent INSEE atteint 75,9 €/baril en moyenne d’août, en hausse mensuelle de 3,3 %. Notre analyse : cette pression amont peut influencer la pétrochimie, mais elle ne justifie pas une hausse identique de tous les plastiques. Un grade, ses capacités, l’énergie de transformation et le change doivent être analysés séparément. [1]
02 / MARCHÉS & TENDANCES
Les repères de cette édition.
Chaque repère conserve son unité, sa période et son périmètre. Un indice ou un cours de gros ne remplace pas une offre fournisseur.
Cuivre – repère INSEE [1]
moyenne d’août 2026
+4,5 % / juillet ; +49,3 % sur un an
Matières stratégiques pour l’industrie ; benchmark mensuel INSEE
Publié le 25/09. Benchmark hors prime d’alliage, fabrication, fret et livraison.Nickel – repère INSEE [1]
moyenne d’août 2026
−0,9 % / juillet ; +12,8 % sur un an
Matières stratégiques pour l’industrie ; benchmark mensuel INSEE
Ne mesure pas le prix livré d’un inox, ni un cours spot du 5 octobre.Aluminium – Pink Sheet [2]
moyenne d’août 2026
+2,8 % / juillet (3 161 USD/t)
Benchmark international Banque mondiale
Variation calculée par ANYWAY sur les moyennes publiées. Le change et les primes locales restent distincts.Minerai de fer – Pink Sheet [2]
moyenne d’août 2026
−1,9 % / juillet (98,2 USD/t sèche)
Benchmark international de minerai ; Banque mondiale
Variation calculée et arrondie. Ce benchmark n’est pas un prix d’acier européen.Brent – repère INSEE [1]
moyenne d’août 2026
+3,3 % / juillet ; +30,0 % sur un an
Pétrole brut de la mer du Nord, moyenne mensuelle en euros
Aucune assimilation au prix d’une résine plastique ; pas de cotation publique vérifiée par grade PE/PP/PET dans cette édition.Métaux : le rebond n’efface pas les écarts
Les graphiques relient les observations publiées. Chaque série possède son unité et son échelle ; les repères historiques ne prédisent pas les prochaines cotations.
Du 30/06/2026 au 31/08/2026 · évolution du repère
Moyenne mensuelle internationale Pink Sheet, aluminium ; hors primes locales et livraison
Du 30/06/2026 au 31/08/2026 · évolution du repère
Moyenne mensuelle internationale Pink Sheet, minerai de fer ; ce n’est pas un prix d’acier transformé
En août, l’aluminium rebondit de 2,8 % sur juillet, tout en restant 5,5 % sous juin. Le minerai de fer diminue de 1,9 % sur juillet et de 4,5 % sur juin. Ces trajectoires ne justifient pas une indexation générale de toutes les matières.
Moyennes juin–août 2026, Pink Sheet publiée le 2 septembre ; dernière donnée antérieure à septembre. Valeurs nominales en USD, sans conversion en euros ni primes, fret ou prix livré. Une tonne sèche de minerai ne se compare pas à une tonne d’acier. Écart calculé entre la première et la dernière observation affichées ; un taux de croissance se compare en points.
Origines : cartographier le risque au-delà du fournisseur direct
Le cadre européen vise la diversification des matières stratégiques d’ici 2030. Notre analyse : deux distributeurs peuvent partager mine, raffinerie ou origine. Tracer ces maillons pour les matières bloquantes et qualifier des alternatives ; un cours mensuel ne prouve pas la disponibilité future. [6]
Collecte du 05/10/2026 ; cours d’août, antérieurs à septembre. Le lien Pink Sheet disponible reste celui du 02/09. Aucune donnée interpolée ; les benchmarks INSEE et Banque mondiale restent distincts.
03 / RÉGLEMENTATION
Les règles qui changent vos décisions.
MACF / CBAM : identifier les lignes douanières concernées
Le mécanisme couvre certains codes de ciment, fer/acier, aluminium, engrais, électricité et hydrogène importés dans l’Union. Le seuil annuel de 50 tonnes concerne les quatre premières familles ; il ne constitue pas une exemption pour l’électricité ou l’hydrogène. Le déclarant, les émissions et le coût carbone doivent être identifiés. [3] [4]
À faire · Valider codes douaniers et cumul annuel ; obtenir les émissions. Préciser importateur, déclarant et coûts. Budgéter les engagements 2026, même si les certificats sont réglés ensuite.
REACH : différencier substances, mélanges et articles
Les obligations dépendent notamment du statut de fabricant, importateur ou utilisateur. Une substance de la liste candidate n’est pas automatiquement interdite : information, autorisation ou restriction relèvent de mécanismes distincts. Pour les articles contenant certaines SVHC au-delà de 0,1 % masse/masse, des obligations spécifiques d’information existent. [5]
À faire · Collecter composition, FDS requises, usages couverts et déclarations d’articles. Recontrôler formulation et liste candidate lors des changements.
Matières critiques : repères 2030 et analyse de dépendance
Le Critical Raw Materials Act fixe des repères européens de capacités et de diversification. Le seuil de 65 % d’une origine tierce vise les besoins européens d’une matière stratégique à une étape donnée : ce n’est pas un plafond universel imposé à chaque portefeuille achats. [6]
À faire · Analyser les dépendances avec ces repères, sans inventer une obligation fournisseur. Prioriser les matières pouvant arrêter la production.
04 / RSE & ACHATS RESPONSABLES
Sécuriser l’origine et le carbone des matières
Matières secondaires qualifiées
Le CRMA vise une capacité européenne de recyclage d’au moins 25 % des besoins annuels en matières stratégiques en 2030 ; ce repère ne s’impose pas comme quota à chaque acheteur. Tester des matières secondaires avec composition, traçabilité et qualité compatibles avec le procédé, puis comparer leurs émissions sur un périmètre identique. [6]
À engager · Contractualiser grade, proportion recyclée démontrée, gestion des chutes et contrôle des lots ; mesurer rejets et rendement.
MACF : une donnée carbone exploitable
Depuis janvier 2026, le régime définitif du MACF concerne certaines importations selon leurs codes douaniers. Le carbone déclaré doit reposer sur les émissions et le rôle réel de l’importateur ; un certificat commercial générique ne suffit pas. Seuils et exemptions restent à qualifier. [3] [4]
À engager · Demander origine, installation, méthode et justificatifs d’émissions ; répartir les tâches déclaratives sans prétendre transférer une obligation légale.
Comparer des données carbone de même périmètre ; aucune économie automatique ni exonération de responsabilité n’est annoncée.
05 / DÉCISIONS ACHATS
Les actions à engager.
Calculer l’exposition réellement révisable
Décomposer matière, énergie, main-d’œuvre, fret et prime. Documenter consommation nette et chutes récupérées. Simuler benchmark et change séparément : leur variation ne s’applique pas à toute la facture.
Fixer une formule contrôlable dans les deux sens
Définir benchmark, unité, devise, période, part matière et délai. Prévoir baisse, série indisponible et justificatifs. Contrôler les doubles comptes entre index, prime énergétique et surcharge carburant.
Sécuriser les origines et les substitutions
Tracer extraction, raffinage, transformation et pays de passage. Qualifier une deuxième origine avec essais avant substitution. Calibrer le stock au délai, à la consommation et à l’obsolescence ; le stock ne remplace pas la qualification.
Encadrer les alertes et les preuves contractuelles
Exiger notification des changements d’origine, composition ou émissions ; organiser preuves et audit. Définir allocations en pénurie et coûts douaniers/carbone. Ces recours ne dispensent pas l’importateur de ses obligations légales.
ANYWAY vous accompagne.
Un premier échange pour cadrer vos priorités, comparer les offres et sécuriser vos engagements.
Contacter Thomas DELOTS ↗Les sources de cette édition 6 publications
- INSEE · Prix des énergies et des matières premières importées – août 2026 ↗
Publication : 25/09/2026 · Consultation : 05/10/2026
- Banque mondiale · Commodity Price Data – Pink Sheet, September 2026 ↗
Publication : 02/09/2026 · Consultation : 05/10/2026
- Commission européenne, DG TAXUD · CBAM definitive regime ↗
Publication : Date non indiquée sur la page · Consultation : 05/10/2026
- Commission européenne, DG TAXUD · CBAM Compliance Essentials for Importers and Indirect Customs Representatives ↗
Publication : Date non indiquée sur la page · Consultation : 05/10/2026
- Ministère de la Transition écologique · Le règlement REACH et les obligations d’information sur les articles ↗
Publication : 25/02/2026 · Consultation : 05/10/2026
- Commission européenne · European Critical Raw Materials Act ↗
Publication : Date non indiquée sur la page · Consultation : 05/10/2026
Précisions utiles
Moyennes de référence, hors primes, transformation, fret et livraison ; aucune cotation exécutable.
Les scénarios géopolitiques sont incertains. Les obligations chimiques dépendent du produit et du rôle ; une déclaration fournisseur ne dispense pas l’importateur de contrôle.